jeudi, 07 août 2008

La loi sur les artistes amateurs inquiète le Puy du Fou

En gestation depuis 2007, ce texte, qui doit être présenté en décembre à la ministre de la Culture Christine Albanel, vise à supprimer le travail dissimulé nuisant aux artistes professionnels, notamment aux intermittents du spectacle...

Il prévoit que les amateurs soient désormais soumis au code du travail et ne puissent se produire que s'ils ont chacun un contrat de travail et s'ils reçoivent un salaire individuel.

Ce qui fait bondir les organisateurs et artistes bénévoles présents cette semaine au Festival interceltique de Lorient (FIL), qui attire chaque année plus d'un demi-million de spectateurs.

Car actuellement en Bretagne ce sont les associations culturelles, notamment les bagadoù (ensembles musicaux), souvent régis par la loi 1901, qui perçoivent une indemnité globale pour chaque prestation. Ces indemnités servent à payer costumes, instruments et frais liés à la formation.

"Il est impossible de faire une fiche de paye par personne et de payer les charges pour chacun, cela aurait un coût financier trop important pour les groupes", s"insurge Lisardo Lombardia, directeur général du FIL qui rassemble cette année 4.500 artistes. Pour lui, ce projet "met en péril l'existence même des festivals de musique celtique".

Bob Haslé, président de Bodadeg ar Sonerion (BAS), la plus grande fédération de bagadoù, renchérit: "pour chaque artiste jouant une journée dans un festival, il faudrait payer 210 euros, alors qu'un bagad ne reçoit en général que 700 à 1.000 euros d'indemnité globale... Faites le calcul pour un groupe de 40 musiciens: demain, on est mort!".

Selon lui, on compte actuellement quelque 40.000 amateurs dans le domaine de la culture bretonne, que ce soit au sein des bagadoù, des cercles de danse, des chorales ou encore dans les comités des fêtes.

"En poussant à l'adoption de ce projet, certains intermittents veulent que les amateurs disparaissent pour pouvoir récupérer leur boulot. Or, sans bénévoles, il y aura de moins en moins d'événements et donc de moins en moins de travail pour les professionnels", estime Jean-Pierre Ménéghin, l'un des responsables du bagad de Quimperlé (Finistère) qui a défilé dimanche parmi une soixantaine d'autres à la Grande Parade du FIL. "Ils se tirent tout simplement une balle dans le pied", affirme-t-il.

Certains élus bretons, comme les députés Pierre Méhaignerie (UMP) ou Jean-Jacques Urvoas (PS), alertés par les associations, ont déjà exprimé des réserves face à ce texte.

Et une manifestation est prévue à Nantes le 20 septembre pour "la défense de la pérennité des bagadoù et de l'ensemble du mouvement culturel breton".

"Mais ce sujet ne concerne pas seulement nos associations. Cette loi va toucher l'ensemble de la pratique culturelle bénévole en France: harmonies, fanfares, troupes de théâtre, fêtes populaires, etc.", souligne Bob Haslé. "Que deviendra par exemple le Puy-du-Fou, avec ses 3.200 bénévoles?".

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Culture a indiqué ne pas être dans l'immédiat en mesure de commenter ce projet.

jeudi, 22 mai 2008

Le Puy du Fou 1978 - 2008 : l'épopée en photographie aux Herbiers

Du 7 au 22 juin, le Château d'Ardelay accueille les photographies de Laurent Maget qui a capté les premières heures du Puy du Fou, voilà trente ans.


expo 30 ans pdf
« Mars 1978. Voici 2 ans que je vis pour et à travers l'image projettée. A cette époque, elle envahit la scène et les spectacles. Je m'y consacre. C'est ainsi, sur une mission du Ministère de la Culture, que je me suis retrouvé en pleine immersion vendéenne durant plusieurs mois, au coeur de ce qui devint Le « Puy du Fou » ! Je vivais au Château. Plongé dans cette effervescence, parfois, je m'arrêtais pour capter ces instantanés, dont je pressentais qu'ils témoignaient d'une épopée. Je ne dirais jamais assez Merci à tous ceux qui m'ont si merveilleusement accueilli. 30 ans plus tard, voici ces images. Y étiez-vous ? »

Laurent Maget