vendredi, 06 juin 2008

Les secrets du Puy du Fou dans le Figaro Magazine

Par Valérie Lejeune
06/06/2008 | Mise à jour : 14:52 |
Le Figaro.fr

On ne prête qu'aux riches. Naguère, au cours d'une de ces sécheresses dont, paradoxe, nos étés maussades ont le secret, des agriculteurs locaux s'avisèrent qu'il pleuvait rarement sur la colline du Puy-du-Fou. Ils laissèrent entendre que des canons anti-pluie utilisés dans le parc étaient responsables de l'éloignement des orages et privaient du bienfait des ondées ce coin de la Suisse vendéenne. L'anecdote, rapportée dans un sourire par Nicolas de Villiers, l'actuel président du lieu, vaut son pesant de ducats à l'heure où le monde gagnerait en tranquillité s'il savait ordonner aux nuages. Mais si l'on s'avoue ici impuissant à faire pleuvoir sur commande, du moins ne réfute-t-on pas l'extraordinaire réussite que représente, trente ans après, ce qui aurait pu n'être qu'une kermesse héroïque.

Lancée un jour de juin 1978 par Philippe de Villiers, alors élève de la préfectorale, la Cinéscénie, sorte de son et lumière qui réunissait 300 bénévoles pour chanter l'histoire de la Vendée et celle de la France, est devenue un grand Barnum. Douze ans après la première représentation naissait le Grand Parc, une aire de loisirs consacrée à la nature et à l'histoire.

Cinquante hectares de bois et de prairies

L'iceberg Puy-du-Fou, qui surplombe le bocage, est impressionnant : 1,2 million de visiteurs par an, plus de 35 millions d'euros de chiffre d'affaires glanés par une centaine de salariés et près de mille saisonniers. Sous la ligne des eaux, les coulisses le sont encore plus.

C'est au début du printemps qu'il faut aller traîner ses bottes (en caoutchouc) dans les chemins sablés du parc pour en surprendre le fonctionnement secret. Après les rigueurs de l'hiver, tandis que pointent les museaux tendres des hostas et avant que les milliers de visiteurs ne déferlent, l'activité humaine est fébrile et multiple. On se croise, on se salue, on s'informe, on se sourit. Les 50 hectares de bois et de prairies sont un peu comme une maison de vacances dont on rouvre les pièces une à une. A l'ombre du stadium gallo-romain, cette arène de 2 500 mètres carrés construite en 2001, quatre auriges s'échauffent pour la course de chars qui précédera la mise à mort de Soline, la blonde esclave. Dans un des couloirs secrets qui longent les grilles elliptiques de ce Colisée flambant neuf, on croise Thierry Le Portier, Sil vert et plastron d'airain. Avec son assistante, la belle Monique, qui est aussi la Félindra de « Fort Boyard », il règne sur les lions, tigres ou hyènes qui vont, dans quelques secondes, débouler sur le sable par des trappes au ras du sol. Le cinéma lui doit notamment les fauves de Deux frères ou de Gladiator et les spectateurs du Puy-du-Fou quelques frissons. Nulle grille ne sépare les suppliciés des grosses bêtes. Seule l'aura du dresseur les dissuade de manger entre les repas, ce qui n'est pas de tout repos : « Dans une cage, au cirque, on est tout près. Ici, c'est si grand qu'aux yeux des bêtes, nous sommes tout petits... », dit Thierry, qui redoute plus que tout les averses. Qu'une goutte d'eau tombe et les 6 000 spectateurs déploient leurs ponchos, créant un papillon immense et coloré qui effraie les rois de la jungle. A deux pas, près du Fort de l'an mille, les Vikings fourbissent leurs drakkars. L'un dégringolera d'une colline, l'autre surgira d'un étang où il dort tout l'hiver, à huit mètres de profondeur pour éviter que l'air ne vienne rouiller sa carcasse. Avant qu'Aldéric et Cybèle, les deux héros du spectacle, ne célèbrent leurs noces, il y aura des incendies, une tour qui dégringole, une apparition de saint Philibert, une horde de loups sanguinaires, une harde de daims apeurés, des sangliers brutaux et de douces jeunes filles. On retrouve une donzelle à La Bataille du donjon, autre clou du parc où s'affrontent Moyen Age et Renaissance dans la défense d'une tour de 16 mètres de haut, dont les 130 tonnes montées sur 6 essieux avancent vers les gradins puis pivotent en crachant le feu. Le mécanisme est le même que celui qui déplace le pas de tir de la fusée Ariane. A l'intérieur, dans un échafaudage incroyable, près du poste de pilotage, un groupe électrogène assure l'autonomie parfaite de l'engin. A l'extérieur, Catherine, du Puy-du-Fou, fait gravement marcher au pas espagnol un cheval isabelle en souvenir du jour où les Anglais ont pris l'homme qu'elle aimait, et l'Sil du spectateur se mouille. « Nous sommes un parc d'émotions, pas un parc à sensations, dit David Nouaille, le jeune directeur de la communication. La sensation, on peut s'en passer, l'émotion, jamais. »

L'Histoire, deuxième maillon de cette chaîne magique qui a vu, en six lustres, s'asseoir la réputation de l'endroit, est aussi de mise au Mousquetaire de Richelieu, spectacle qui manie avec le même brio les épées et une technologie nourrie par le rêve. Laurent Albert, directeur général du parc, et Damien Botton, M. Effets spéciaux, ont mis dans ce carrousel grand comme trois fois le Zénith parisien et sorti de terre en 2006, l'essence même du Puy-du-Fou. On y pratique une équitation somptueuse, le flamenco de Séville et les alexandrins que Rostand a soufflés à Philippe de Villiers, scénariste de tous les spectacles puyfollais. Derrière le plus grand rideau du monde et ses 1 040 mètres carrés de velours cramoisi, le plus vaste théâtre privé de France conte à 3 000 badauds époustouflés les aventures de Bouton d'or, un jeune homme amoureux d'une Gitane. Une demi-place des Vosges cerne les 2 600 mètres carrés de scène qui, tour insensé, s'inonde en un clin d'Sil pour former un fabuleux miroir d'eau où dansent et se reflètent les jupons, les lumières et les chevaux. Même maestria pour L'Odyssée du Puy-du-Fou, spectacle créé pour le 30e anniversaire et qui met en parallèle l'histoire de ce drôle de parc avec celle des siècles, des Gallo-Romains aux colonnes infernales de Vendée. La visite se termine sur une prouesse technologique : un rideau d'eau « sculptée », Suvre d'Aquatic Show, une société alsacienne dont l'ascension est indissociable de celle du Puy-du-Fou. En trente ans de collaboration, ces Strasbourgeois ont installé tous les jets d'eau du parc, y compris ceux, tout nouveaux et grandioses, de la Cinéscénie, le spectacle fondateur. La fontaine toute neuve qui met en scène plus de 140 geysers jaillissant à 30 mètres de hauteur place le cSur du bocage à égalité avec Las Vegas et Johannesburg, seuls endroits de la planète à posséder un tel trésor.

A la sortie, le vol d'un aigle rappelle qu'à deux pas se joue, deux ou trois fois par jour, Le Bal des oiseaux fantômes. Survolant les ruines d'un château disparu où sont disposés les gradins, une centaine de rapaces s'amusent à raser de l'aile les crânes des incrédules. Tenue d'une main de velours dans un gant de cuir par Jean-Louis Liégeois, une sorte de géant aux yeux bleus, la fauconnerie du Puy-du-Fou est à présent l'un des hauts lieux de la volerie. C'est aussi un établissement que saluent avec respect les sociétés ornithologiques les plus huppées. Ici naissent chaque année 80 oisillons que l'on « imprègne » en leur parlant alors même qu'ils n'ont pas quitté l'Suf.

Dans le vaste enclos où vivent 310 oiseaux de 52 espèces différentes, à la fin du spectacle, après que l'ULM de Romain a survolé les ruines du vieux château suité de six oies, on apprend diverses choses. Par exemple, qu'un gypaète barbu a vu le jour au Puy-du-Fou cet hiver, qu'il est le deuxième sujet de cette famille à naître en captivité et que son frère, né en 2007, a été relâché l'an passé dans le Tyrol autrichien. On découvre aussi que les pélicans, ces géants des nuages, sont dans leur jeune âge moricauds et patauds et ressemblent fort à de petits pneus dégonflés. On apprend enfin que la femelle du condor s'appelle « la chambre à coucher ». Parce qu'on est blonde et forcément un peu naïve, on dit : « Ah bon ? mais comment c'est possible, ça ? » Et l'on vous répond dans un grand éclat de rire : « Parce que c'est « la » condor...! »  Valérie Lejeune

SOURCE : LEFIGARO.fr 

vendredi, 02 mai 2008

Ouest France : 30 ans du Puy du Fou, Numéro spécial gratuit

Un supplément exceptionnel sur le Puy du Fou : dimanche Ouest-France diffusera le 4 mai, avec toutes ses éditions, un supplément gratuit de 16 pages entièrement consacré au Puy du Fou.

Le Puy du Fou, qui a rouvert ses portes le 17 avril, fête cette année ses 30 ans. Les 30 ans de la création par Philippe de Villiers, soutenu dès le départ par des centaines de bénévoles, de la Cinéscénie, ce spectacle unique, hymne à la Vendée et aux Vendéens, qui en met plein la vue chaque année à près de 400 000 spectateurs. Cette fresque grandiose mobilise désormais 3 200 bénévoles qui évoluent sur une scène de 23 hectares en plein air, la plus vaste du monde.

Mais le Puy du Fou ce n'est pas que la Cinéscénie. 2008 est aussi l'année des 20 ans de la naissance du Grand Parc. Avec, là encore, un concept unique : celui d'un « parc à spectacles » qui propose aux visiteurs une étonnante promenade dans le temps à travers des spectacles époustouflants : vikings, mousquetaires de Richelieu, bal des oiseaux, gladiateurs...

Quels sont les secrets du succès du Puy du Fou ? Quel est son modèle économique ? Qui sont les Puyfolais ? Comment se côtoient bénévoles et professionnels ? Comment les équipes du Puy du Fou imaginent-elles et donnent-elles naissance à un spectacle, comme « l'Odyssée », la grande nouveauté 2008 ? Comment forme-t-on, dans le bocage vendéen, des spécialistes des numéros équestres, qui font aujourd'hui du Puy du Fou la plus grande écurie de spectacles équestres d'Europe ? Et les costumières, les danseurs, les fauconniers, les jongleurs, les créateurs des effets spéciaux, les artificiers ?

Pour répondre à toutes ces questions et à bien d'autres, vous entraîner dans les coulisses, dimanche Ouest-France diffusera avec toutes ses éditions du 4 mai, dans les douze départements de l'Ouest, un supplément gratuit exceptionnel de 16 pages, entièrement consacré au Puy du Fou. Au menu : des photos, des reportages, des portraits et, bien sûr, des informations pratiques pour profiter dans les meilleures conditions d'un séjour ou d'une visite au Puy du Fou.

A ne pas manquer !

Ouest-France