jeudi, 05 juin 2008

Vendée : terre de réussite économique et sociale

Les numéros 1 mondiaux prospèrent dans le département.


• La Vendée, terre de numéros 1 ?

Certains parlent même de « miracle économique vendéen ». Au palmarès : un n° 1 mondial de la construction de plaisance (Bénéteau-Jeanneau) ; du pétrin de boulangerie (VMI) ; de la machine à vendanger (New Holland Braud) ; du roulement à billes (SKF) ; des couronnes de démarreur (Defontaine), etc. Un leader européen de la construction de remorques (Samro). Un n° 1 national de la pizza en rayon frais (Sodeb’O) ; un autre du meuble junior (Gautier). La liste est encore longue…


• Pourquoi une telle réussite ?

Le truc des Vendéens ? Détecter les marchés de niche. C’est ça le sport national, au pays de la brioche. Trouver la pépite, parfois improbable, pour séduire une clientèle nouvelle. A cet état d’esprit, s’ajoute une main-d’oeuvre « particulièrement agréable », souligne Patricia Brochard, coprésidente de Sodeb’O. Elle est non seulement efficace, mais en plus, peu revendicative.


• Existe-t-il un modèle économique vendéen ?

Des tendances se dessinent, mouvantes. L’idée, c’est de rester dans un lieu où se concentrent de petites entreprises qui travaillent en réseau. Ensemble, elles s’adaptent aux évolutions du marché. Ce type d’économie permet de rebondir plus facilement en cas de pépin.


• Pourquoi une crise de la maind’oeuvre ?

La Vendée a le taux de chômage le plus faible de France : 5,7 %. Avec des emplois et des salaires pas toujours aguicheurs (travail à la chaîne), pas facile de susciter des vocations. Du coup, les entrepreneurs vont jusqu’à recruter hors Métropole, à La Réunion notamment. Et même dans les pays de l’Est. L’ANPE y va aussi de ses opérations séduction géantes, pour trouver des mains d’or de la métallurgie, du bâtiment ou encore du transport. Histoire d’aider les entreprises à poursuivre leur développement. En Vendée.


Source : Ouest-France