jeudi, 28 juin 2007

Les vins effervescents, les fameux mousseux, pétillants ou autres crémants retrouvent leur fiereté

Apprécié jadis lors des grandes occasions, le mousseux avait vu son étoile sérieusement pâlir. Trop populaire et pas assez chic. La relative démocratisation du champagne avait ringardisé cette boisson que chantait Gilbert Bécaud en 1966 : "Oh, mademoiselle Lise, vous prendrez bien un peu de mousseux/Oh, mademoiselle Lise, ça pique et ça rend amoureux."

(Ré)Apprenons à découvrir l'acidité envoûtante du cépage chenin qui donne leur caractère aux mousseux ligériens de Vouvray à Saumur. Avant de passer à table, le saumur Ackerman grande réserve, le saumur brut de Gratien Meyer ou encore le saumur blanc brut grande cuvée des Caves de Grenelle sont les bienvenus. L'on portera une attention particulière à Langlois-Château pour le saumur brut et son excellent carmin dry aux arômes de fraise gariguette. A noter aussi le saumur brut du Domaine de la Paleine, la cuvée Trésor 2005 de Bouvet Ladubay, ainsi que le saumur blanc brut et rosé brut du Domaine de Brizé ou les différentes cuvées de Veuve Amiot.

Jean-Claude Ribaut
Article paru dans LE MONDE, édition du 28.06.07.
 
Le pétillant remplace d'ailleurs de plus en plus le traditionnel Champagne servi à l'occasion des cocktails prolongés des grands mariages...avec un même effet, pour un moindre coût !
 
Ne vaut-il pas mieux d'ailleurs, boire un bon crémant de Loire, qu'un mauvais champagne ?